Docteur Philippe Chout

Chirurgien plasticien inscrit dans la Confédération Helvétique à Genève




PSYCHOLOGIE, PSYCHOPATHOLOGIE APPARENCES & CHIRURHIE ESTHETIQUE .CH


Aspects psychologiques et psychopathologiques de la Chirurgie esthétique

psychologie psychopathologie apparence et chirurgie esthetique dr chout

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J'ai choisi de commenter cette oeuvre, Narcisse par le peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit le Caravage, Caravage, vers 1596, en guise introduction au chapitre psychologie ,psychopathologie de l'apparence et chirurgie esthetique.

Le regard d'autrui et le poids des apparences ont une influence considérable et universelle. Le mythe de Narcisse a en effet une portée morale et psychologique universelle que le peintre a su rendre évidente dans la composition de l'oeuvre qui de loin évoque la forme d'un oeil géant. En effet, elle est diviséé horizontalement en deux parties égales : le personnage et son reflet plus difficile à distinguer. La courbe circulaire que forment les bras de Narcisse et la tache claire de son genou nu dessinent vus de loin un œil gigantesque ! Cette composition originale ne se révèle pas au premier regard. Caravaggio nous invite à regarder au-delà des apparences, ce que Narcisse, hélas, n’a pas su faire... Par ailleurs le reflet que scrute Narcisse n'est pas son du tout son reflet. En observant le tableau à l'envers on voit un visage laid qui n'est pas le véritable reflet. C'est peut-être une sorte d'allusion à la laideur morale qui pourrait parfois être sous-jacente à la Beauté physique que fait le Caravage. Peut être peut-on y voir une des premières descriptions picturales de ce qui sera décrit quelque siècles plus tard comme la dysmorphophobie ? Dans tous les cas le mythe, lui, renvoie à un mal contemporain préoccupant, le narcissisme car, en tout état de cause, fasciné par sa propre image, enfermé dans le face à face stérile avec lui-même, incapable d’entrer en relation avec autrui, l’être narcissique est pris dans un cercle fatal...

psychologie et psychopathologie du docteur Philippe Chout chirurgien esthétique

Sélection psychologique avant la Chirurgie esthétique du Visage.


La normalité psychologique, et les effets psychologiques normaux et habituels de la chirurgie esthétique


La plupart des patientes ( 95 % des patients sont des femmes ) qui demandent une chirurgie esthétique sont des personnes saines d'esprit , qui sont embarrassées à juste titre par un complexe lié à une authentique déformation, congénitale ou bien une disgrace acquise. L'opération leur apportera un mieux-être et une vraie satisfaction. Elles sauront patienter, s'accommoder des inconvénients, éprouver et exprimer de la gratitude. Elles n'escaladeront pas dans une quête effrénée d'une apparence peu naturelle , pouvant tournant au grotesque - songez à ces poupées-barbies caricatures vivantes - , voire souvent au drame ... Elles ont des attentes réalistes

Si les patientes normales évoluent bien, elles passent pourtant toujours par les étapes normales, et les effets psychologiques normaux et habituels de la chirurgie esthétique.
Ainsi une anxiété préopératoire peut être considérée comme normale et physiologique et ne requiert qu'une ré-assurance, une bonne disponibilité du Médecin, une bonne relation / patiente, ainsi qu'une prémédication anxiolytique. Le fait de préparer les patientes, de délivrer beaucoup d'information , notammment sur les désagréments éventuels et inconvénients de la période post-opératoire aide à passer la période de convalescence.

L’image de soi, le bien-être et la santé psychologique du patient sont les priorités médicales majeures de la relation thérapeutique en Chirurgie esthétique. Une très large majorité des patients quand ils ont bien été sélectionnés, informés et préparés bénéficient psychologiquement de leur opération de chirurgie esthétique.

Cependant, il est démontré que les patients qui consultent dans l’espoir de bénéficier d’une chirurgie esthétique, souffrent statistiquement beaucoup plus souvent que la moyenne de la population, de problèmes psychologiques préexistants. Ils sont retrouvés dans 50% des cas. Notamment la dysmorphophobie, les troubles bipolaires maniaco-depressifs, les troubles de la personnalité perverse narcissique, les états limites, les psychoses et la psychopathie etc... Ces troubles sont décrits dans la dixième classification internationale des maladies (CIM-10 F20-F60) et dans le DSMV ( Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) est un ouvrage de référence publié par la Société américaine de psychiatrie (APA) décrivant et classifiant les troubles mentaux. Or ces troubles, comme par exemple ceux des personnalités perverses narcissiques et état-limites CIM-10 F60.3 et F60.8, caractérisées par des exigences irréalisables, une insatisfaction permanente, un égocentrisme pathologique, une grande instabilité émotionnelle, une intolérance aux frustrations, une destructivité dangereusement systématique, un usage extensif de la manipulation, une violence verbale voire physique, des délations délirantes, une victimisation systématique, une sinistrose – sont évidement incompatibles avec la chirurgie esthétique. Les autres troubles mentionnés, sont parfois difficile à repérer, comme la sociopathie dans sa forme féminine, le trouble bipolaire de la psychose maniaco-dépressive, les psychoses dissociatives, posent des problèmes différents mais tout aussi rédhibitoires. Ainsi les schizophrènes du fait de leur ambivalence et de leur discordance veulent une chose et son contraire. Les bipolaires veulent une chose puis son contraire, ou trouvent le résultat bon ou pas, au gré de la fluctuation de leur humeur, etc... il ne saurait être question d'engager avec de telles personnes une relation de confiance. Il y a un risque médico-légal statistiquement élevé de comportements abusifs de ces patients à l’égard des médecins . Ces troubles parfois difficiles à diagnostiquer, contrindiquent donc l’initiation ou la continuation de tous soins esthétiques et justifient une sélection rigoureuse à l'entrée, poursuivie par la suite.

Les opérations de Chirurgie esthétique s’adressent à des patients en bonne santé mentale et relationnelle, ayant des objectifs précis, limités et réalistes, et une personnalité saine qui leur permette de faire face aux aléas et aux limites de nos thérapeutiques. Certains patients, du fait de leurs traits de personnalité pathologique ou de l’évolution parfois rampante d’un trouble psychopathologique, ne seront pas améliorés psychologiquement par la chirurgie esthétique, mais pourraient au contraire subir une dégradation de leur état mental. L’abstention thérapeutique, ou une psychothérapie et un traitement médicamenteux par un Médecin psychiatre pourraient pour eux, être plus appropriés. Les risques sont au minimum l’insatisfaction permanente malgré un bon résultat esthétique, au maximum une décompensation psychopathologique sinistrosique et procédurière, ou pire des actes illégaux qui seront poursuivis devant la Justice (voire le dernier paragraphe)


Les objectifs de la sélection sur la base de la psychopathologie sont bien standardisés, ils s’appuient sur la classification CIM-10,

la dixième classification internationale des maladies, et la recherche de signe du cluster B, selon les axes I et II du DSM-V, . La sélection est parfaitement justifiée par les données acquises de la science au sujet de la dysmorphophobie 15%, de trouble de la personnalisté narcissique 25%, et histrionique 10%.

1. Il s’agit en premier lieu pour le chirurgien de s’assurer que le patient ne souffre pas de dysmorphophobie trouble qui est quinzer fois plus fréquent parmi les pateints de chirurgie esthétique que dans la population générale (CIM 10 F22.8, et F45.2, ou F48.1).

2. S’assurer qu’il n’y a pas de trouble dissociatif de l’identité, ou une schizophrénie latente, CIM10- F2- F20, F22, F25. Recherche de l’ambivalence, de la bizarrerie, la discordance et d'un retentissement inhabituel.

3. S’assurer que le patient ne souffre pas de troubles bipolaires maniaco-dépressif, avec une fluctuation anormale dans ses choix et dans l’appréciation de son apparence, ou dans la qualité la relation thérapeutique. (CIM 10-F3-F25, et F30 à F39).

4. S’assurer qu’i l n’y a pas un état limite, un trouble de la personnalité narcissique. CIM 10 en général, F60.3 et F60.8 en particulier. Le trouble borderline (l ‘état limite) est caractérisé par une grande instabilité et des troubles relationnels sévères, une propension à la rage narcissique ( Heinz Kohut 1972)

5. S’assurer qu’il n’y a pas de forme féminine de la sociopathie F60.2 , qui chez la femme ressemble aux troubles de la personnalité narcissique. La sociopahtie (psychopathie) chez est plus rare que chez l'homme ( 1% de la population) et les symptomes sont de diagnostic plus difficile car la femme psychopathe a une "personnalité caméléon" et elle se dissimulent efficacement. La dangerosité est cependant commparable à celle des psychopathes masculins.

6. S’assurer qu’il n’y a pas de trouble de la personnalité quérulente, sinistrosique et procédurière CIM10 F22.8,ni une érotomanie classées parmi les psychoses chronique non dissociative de type paranoiaque, telles que décrites par De Clérambault

7. S’assurer que le patient a bien des objectifs limités et réalistes, qu’il n’y a pas de perfectionnisme délirant et une tendance préexistante et intrinsèque à l’insatisfaction permanente.

8. S’assurer qu’il n’y a pas de toxicomanie (CIM 10- F1 et de F10 à F19). En effet, l’usage de la cocaïne contrindique totalement entre autre la rhinoplastie esthétique, car cette drogue endommage fortement la muqueuse nasale et empêche la cicatrisation. Elle est responsable de nécrose des muqueuses, d’ostéite et de chondrite (infections des os et des cartilages) et de déformations séquelaire sévères. Elle entraîne également des épisodes d’hypertension artérielle et une instabilité émotionnelle. L’alcoolisme et le tabagisme endommagent fortement les mécanismes de cicatrisation et la micro-vascularisation cutanée ainsi que la coagulation sanguine, engendrant des nécroses cutanées et une cicatrisation pathologique qui altère le résultat esthétique. D’autres substances récrétatives peuvent être responsables de pharmaco-psychose.

9. S’assurer qu’il n’y a pas d’anorexie ou de boulimie, qui pourraient manifestement altérer le résultat d’une lipoaspiration, d’une plastie abdominale ou d’un transfert de graisse, au corps ou au visage. CIM 10 F50.0, F50.1, F50.2.

10. S’assurer que le patient a bien la maturité, la patience et la solidité psychologique pour faire face à de possibles complications et à leur traitement.

11. S’assurer que le patient est en mesure de - et s’engage à - respecter les termes du contrat de soins et les lois françaises et internationales, et qu’à défaut que sa responsabilité puisse être engagée.

12. La relation médecin/patient est impossible dans les cas mentionnés dans les paragraphes numérotés de 1 à 9, car le risque de passage à l'acte suicidaire ou risque de comportement abusif du patient à l’égard du Médecin est grand, lequel serait sanctionné légalement selon les dispositions du code pénal. Le risque médico-légal des troubles mentionnés constituent donc tous des contrindications formelles à la chirurgie esthétique. Il est convenu qu’ils constituent également des raisons suffisantes pour interrompre toute relation thérapeutique s’ils survenaient en cours de traitement, ou invalider toute plainte ou procédure ordinale. La sélection sur les bases de la psychopathologie est licite, continue et permanente. Elle est effectuée au cours d’un ou plusieurs entretiens avec un psychiatre expert comme indiqué dans les pages 4 et 5 du devis remis lors de la première consultation. Si je vous l'ai été demandé, il faut contacter un des douze experts psychiatres indiqués sur la liste, le rencontrer, et obtenir la délivrance d'un certificat médical à l'attention du chirurgien . Ces précautions cependant concernent plutôt la chirurgie esthétique du visage.

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Les objectifs de la préparation psychologique


Les objectifs de la préparation psychologique (des sujets normaux) sont précis :

1. La Chirurgie d’embellissement ou de rajeunissement du visage est totalement irréversible. Il ne sera plus jamais possible de revenir à l'apparence d’avant. C’est un choix irréversible, et qui n'est pas anodin ; il doit donc être mûrement réfléchi.

2. Après l’opération il y a des suites et des désagréments normaux et habituels, ou parfois inattendus, auxquels il faut être préparé à faire face. Les résultats de la chirurgie esthétique du visage ne sont jamais immédiats. Il y aura nécessairement une phase de transition, plus ou moins désagréable, pendant lauelle vous n’aurez pas encore votre apparence future, et plus votre apparence passée. D’où la nécessité de s’y préparer et d’être intrinsèquement solide. Les objectifs sont limités et réalistes. Parfois une retouche sera nécessaire, il faut avoir envisagé et accepté cette possibilité.

3. La patiente ne commencera à avoir un bénéfice esthétique qu’après 28 jours au minimum dans le cas des embellissements, dans le meilleur des cas, et ceci évoluera sur plusieurs trimestres.

4. Entre le premier jour et le 21ème le visage sera très gonflé, il y aura des oedèmes, notamment au niveau des lèvres et des paupières qui gonflent facilement. Il y aura des rougeurs, des bleus, des ecchymoses parfois asymétriques, des fils, des agrafes, une sensation de tension, parfois des douleurs et une gêne.

5. Il y aura toujours la nécessité de se cacher pendant un certain temps et d’être très patient. Il est bien décrit dans la littérature scientifique qu'une éventuelle phase de dépression transitoire de quelque semaines équivalente à un Baby Blues aput parfois survenir après un Lifting du visage. Elle serait transitoirement traitée comme telle.

6. La chirurgie esthétique n’est pas une science exacte. Des complications peuvent survenir, même en cas de geste mineur parfaitement exécutés. Peuvent ainsi survenir des hématomes, une infection, une désunion de cicatrice, cicatrices inesthétique, tissus fibreux etc.… Les complications vous ont été expliquées en consultation. Elles sont aussi listées dans les feuilles d’information sur chacun des gestes chirurgicaux qui sont remises et que vous lirez/ avez lu attentivement à plusieurs reprises pendant six semaines.

7. Vous devez également avoir prévu de rester suffisamment de temps à Paris après l’opération et une certaine flexibilité pour vous rendre disponible et pouvoir venir et rester à Paris pour que je les traite. Il faut donc avoir prévu une éventuelle une éventuelle marge financière et temporelle.

8. Vous devez respecter les prescriptions et recommandations médicales à la lettre, et ne manquer aucun rendez-vous. Un trouble mineur de la cicatrisation qui ne serait pas dépisté et traité à temps du fait d’un défaut d’assiduité du patient, pourrait s’aggraver et devenir un trouble majeur de la cicatrisation et dégrader l’évolution. Le résultat esthétique final pourrait être compromis.

9. Les études digitales sont utiles mais elles ne sont que des études permettant de comprendre les souhaits du patient, et ne sont qu’une projection approximative. Elles ne constituent pas un engagement contractuel.



La dysmporphophobie


La dysmorphophobie ou peur d'une dysmorphie corporelle, est un trouble grave de la perception esthétique de l'image de Soi.

Ce un trouble psychologique caractérisé par une préoccupation ou une obsession excessive concernant un défaut dans l'apparence, fût-ce une imperfection légère réelle voire délirante. Il s’agit d’une maladie à part entière, fréquente, de l'ordre de 1 % de la population, méconnue, et très douloureuse dans les cas sévères. La peur d'une dysmorphie corporelle est classée dans le DSM IV (diagnostic and statistical manual of mental disorders, et dans la CIM 10, la dixième classification internationale des troubles mentaux sous le numéro CIM 10 F22.8, ou F45.2, ou F48.1. La dysmorphophobie représente une catégorie diagnostique de patients qui souffrent d'un trouble de l'apparence allant du doute obsessionnel à la certitude délirante et obsédante d'une disgrâce alléguée, associée à des symptômes de type phobie sociale avec conduite d'évitement du regard d'autrui et un vécu dépressif profond.

Les médecins reconnaissent deux formes de cette maladie : une forme accompagnée d'hallucinations et une forme sans hallucination. Différencier les deux structures névrotiques et psychotiques est primordial. La forme délirante plus rare apparaît, soit d'emblée, soit en prolongement des formes précédentes. Elle correspond au trouble délirant non schizophrénique de type somatique (DSM IV, CIM 10). Le handicap social, souvent sévère, est fonction de l'adhésion du patient à la disgrâce qu'il allègue

Or les causes ne sont généralement pas liées à l'image en elle-même. Parmi les causes, le principal facteur de risque est l'abus émotionnel ou sexuel de l'enfance ou le harcèlement scolaire. Ces idées fixes de l’existence suppposée de défaut physique peuvent engendrer une dépression sévère ou des tentatives de suicide. Les individus souffrant de ces obsessions ont la certitude inébranlable d'avoir le visage ou une partie de leur corps monstrueux. Ils ont une image dégradée et déformée d'eux-mêmes et des craintes déraisonnables de rejet à cause de l'interprétation qu'ils font de leur apparence et du regard des autres. Ils demandent fréquemment à recourir à la chirurgie esthétique ou à la dermatologie. Cependant, il n'y a qu'une écoute attentive de longue durée qui permet d'écarter le diagnostic d'une psychose pour un patient ne présentant pas d'autres signes. Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), les patients (hommes et femmes) développent des pratiques rituelles compulsives pour couvrir leur(s) défaut(s). Les malades peuvent rester un temps considérable en face d'un miroir pour tenter de se rassurer mais l'effet est souvent inverse.

Les individus souffrant de ces phénomènes cherchent de manière compulsive des médecins, des médicaments ou un recours à la chirurgie plastique. Ils peuvent parfois aller jusqu'à utiliser des méthodes dangereuses pour améliorer leur apparence. Certains peuvent pratiquer l'auto-chirurgie, et certains se suicident. Les obsessions de laideurs visuelles qui peuvent durer des heures, le rituel du miroir, le camouflage, la pratique des chirurgies esthétiques, le secret, la honte, l'isolement. Le malade peut se replier et se couper de tout environnement, de sorte que sa qualité de vie est altérée, jusqu'à l'impossibilité d'assurer ses besoins vitaux quotidiens, se nourrir, faire les courses, le ménage… Parfois, un échec, une rupture ou une trahison amicale conduisent un individu jeune à se focaliser sur un défaut et à se persuader qu'il est la cause de toute sa souffrance. Le détail physique devient l'argument pour refuser les relations avec les autres, surtout quand il s’agit de séduire.

Traitement médicamenteux et psychothérapies
Le traitement est souvent difficile, mais des médicaments tels que les antidépresseurs sérotoninergiques (ISRS - Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, comme la fluoxétine11 ou la clomipramine12) soulagent l'individu pendant un temps mais avec un risque de récidive à l'arrêt du traitement.

La Psychothérapie
Parmi les thérapies complémentaires, les thérapies cognitivo-comportementales ont été tentées. Lorsque la dysmorphophobie s'inscrit dans la durée, elle s'accompagne d'un isolement social progressif et destructeur de la qualité de vie. À ce moment-là, il faut chercher de l'aide. Une écoute psychanalytique, sans commentaire ou interprétation, peut aider le malade à prendre de la distance avec la dysmorphophobie.

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Les troubles de la personnalité narcissique


Classification CIM 10 : Le Trouble de la personnalité borderline est la forme F60.3 du trouble de la personnalité narcissique F 60.8


Le trouble de la personnalité narcissique est décrit dans le Diagnostic and Statistical Manual DSM-IV qui classifie chaque trouble de la personnalité dans un groupe parmi trois, en fonction des symptômes qui les caractérisent5. Cette classification place le trouble de la personnalité narcissique dans le groupe B des troubles de la personnalité, troubles caractérisés par un sentiment excessif d'importance personnelle. Ce groupe inclut également le trouble de la personnalité borderline, le trouble de la personnalité histrionique et le trouble de la personnalité antisociale.

Le trouble de la personnalité narcissique est également répertorié dans le Manuel de Classification International des maladies (CIM) ICD-10 publié par l'organisation mondiale de la santé. Le CIM décrit le trouble de la personnalité narcissique négativement, comme « un trouble de la personnalité qui n'entre dans aucune rubrique spécifique ». Le trouble de la personnalité narcissique est relégué dans une catégorie intitulée « Autres troubles de la personnalité spécifiques », qui inclut également les troubles excentrique, « haltlose », immature, passif-agressif, et psychoneurotique.


Classification DSM-V Le patient présente au moins cinq des symptômes suivants :
Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;

Le sujet est absorbé par des fantasmes de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d'amour idéal ;

Le sujet pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;

Le sujet montre un besoin excessif d'être admiré, ou d'être craint et célèbre ;

Le sujet pense que tout lui est dû : s'attend sans raison à bénéficier d'un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits ;

Le sujet exploite l'autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensonges, chantages, violence verbale, etc.) ;

Le sujet manque d'empathie : n'est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d'autrui ;

Le sujet envie souvent les autres, ou croit que les autres l'envient ;

Le sujet fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains.

Le trouble de la personnalité borderline = état-limite, TPL est un trouble de la personnalité recouvrant de nombreuses anomalies psychologiques, caractérisé par une variabilité des émotions. La caractéristique la plus importante de ce trouble est l'instabilité importante dans les relations interpersonnelles, dans l'image et l'identité de soi, dans les émotions et dans l'impulsivité.

Le terme de « borderline » (en français : « cas-limite » ou « état-limite ») est issu des hypothèses psychanalytiques dans lesquelles le terme désigne un type frontière entre « l'organisation névrotique » et « l'organisation psychotique ». D'après cette théorie, il reposerait sur l'angoisse de perte d'objet et se traduirait par une insécurité interne constante et des attitudes de mise à l'épreuve de l'entourage incessantes. Une de ses modalités défensives est le passage à l'acte comme décharge de l'angoisse.
Le DSM-IV-TR définit deux comportements principaux liés au trouble de la personnalité borderline : un comportement impulsif, et une instabilité émotionnelle ainsi que dans les relations sociales et sur l'image de soi, spécifiant neuf critères pour démontrer la présence de ces comportements4. Cependant, certains spécialistes trouvent difficile le diagnostic du TPB avec le DSM-IV-TR, car cette condition mentale démontre une grande variété de comportements.

Diagnostic DSM-IV Le trouble de la personnalité borderline est décrit comme « un schéma envahissant d'instabilité dans les relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, également marqué par l'impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes il faut au moins cinq des neuf critères présents pendant un laps de temps significatif :
• efforts effrénés pour éviter un abandon réel ou imaginé ;
• mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation ;
• perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi ;
• impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (par exemple : dépenses excessives, sexualité, toxicomanie, alcoolisme, jeu pathologique, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie ou d'anorexie) ;
• répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations ;
• instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (par exemple : dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours) ;
• sentiments chroniques de vide ;
• colères intenses (rage) et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (par exemple : fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées, colère subite et exagérée) ;
• survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.

En somme, le trouble de personnalité limite , autrefois appelé schizo-névrose d'abandon est principalement caractérisé par :

• la peur du rejet et de l'abandon ;
• l'instabilité de l'humeur ;
• la difficulté à contrôler les pulsions, les actions, les réactions, les actes impulsifs souvent néfastes ;
• les relations interpersonnelles instables ;
• une difficulté avec l'intimité ;
• une dissociation et une méfiance importante en présence de stress.

Approche phénoménologique <

Il s'agit de gens, pour la plupart des femmes, qui ont grandi avec le sentiment de ne pas avoir reçu l'attention et l'appui qui leur reviennent. Ils en sont révoltés et ils cherchent des façons de compenser cela dans leurs relations. Ils ont des attentes élevées et, quand leurs besoins sont à nouveau abandonnés, ils y répondent avec de la colère et du désespoir.
Souvent dans l'anamnèse, une carence affective (exemple : absence du père), une maltraitance, des abus sexuels (pédophilie, viols) mais ce point reste très discuté, notamment face au phénomène des faux souvenirs induits qui peuvent piéger le clinicien. Les éléments suivants, installés à l'adolescence, et de façon prolongée, pourraient évoquer une personnalité borderline mais ceci reste à étayer, entre autres au sujet de la démarcation entre normal et pathologique:
• sentiments de vide, d'ennui ;
• sentiment d'être abandonné (peur irraisonnée de l'abandon) ;
• dévalorisation ;
• abus de substances (alcool, stupéfiants) ;
• automutilations, conduites à risque (par exemple conduire en état d'ébriété, prostitution), tentatives de suicide ;
• carence narcissique;
• difficulté à identifier et à réguler ses émotions (alexithymie, cyclothymie) ;
• trouble du comportement alimentaire (anorexie, boulimie) ;
• sexualité chaotique ;
• insomnie chronique ;
• Usage extensif de la manipulation
• Rage narcissique (Kohut), passage à l'acte agressif,
• Actes illégaux, chantage, extortion, intrusion, harcèlement en ligne


Comportement social

Les relations humaines de la personne sont souvent très instables. Ceci est en rapport avec son image de lui-même troublée. Ainsi, même des liens émotionnels intenses n'empêchent pas que la position vis-à-vis des membres de la famille, d'amis ou de partenaires soudainement tourne d'idéalisation (admiration et amour fort) en dépréciation. Lorsque le patient croit être traité de façon injuste (que cela soit vrai ou non), il réagit souvent violemment et impulsivement, et ne trouve pas d'issue à son univers de reproches vis-à-vis de lui-même et des autres - ou même de haine de soi-même. Beaucoup de gestes des autres sont interprétés faussement ou qualifiés comme hostiles par une sur-interprétation. Ils sont intensément analysés et examinés par rapport à leur contenu de « signaux ». La personne a des difficultés à interpréter justement le comportement des autres. Sa perception de l'autre est très changeante (« constance d'objet insuffisante »). Il existe un rapport entre la peur d'être abandonné et la difficulté de se sentir émotionnellement lié à une personne-clé quand celle-ci est absente (« constance d'objet insuffisante »). Cela aboutit à un sentiment d'être abandonné et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes, il peut y avoir des menaces de suicide ou des tentatives de suicide.



BIBLIOGRAPHIE








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La psychopathie féminine


Ce sujet est bien développé dans l'excellent article intitulé " la psychopathie féminine : une reveu de la littérature" par P. Monhonval, P. Linkowski et S. Leistedt, Département de Psychiatrie, Hôpital Erasme en Belgique (p. 163-165):

" Une étude a porté sur les relations entre les troubles de personnalité du Cluster B (narcissique, histrionique, borderline et antisociale) et la criminalité chez la femme. Elle a conclu que la femme antisociale ou psychopathe pourrait être décrite comme une personne ayant un style de vie mal adapté, mais qui a rarement recours au crime, contrairement à la femme narcissique. Il existe par ailleurs une relation consistante entre les traits de personnalité narcissique et les comportements de menace (intention de faire du mal) et de violence chez la femme. Des traits histrioniques s’associent fréquemment au déséquilibre antisocial, surtout chez elle : crise névrotique, suggestibilité et accidents transitoires de conversions somatiques à des fins utilitaires évidentes..."

Lire l'intégralité de cet article :




Trouble de la personnalité histrionique


Le trouble de la personnalité histrionique (TPH CIM-10 F60.4 anciennement trouble hystérique) est comme un trouble caractérisé par un besoin d'attention exagéré et par une tendance à exagérer tout.

Le patient histrionique (hystérique) est en quête d'attention de la part d'autrui, essaie de se mettre en valeur, de séduire, ou simplement d'attirer le regard ou la compassion. La séduction devient un besoin pour la personne qui vit avec ce trouble affectif. Le besoin de plaire devient excessif. L'histrionique utilise le charme, et des comportements de séduction inadaptés, comme moyen d'échange, de communication, voire d'interaction. Ce mode de séduction incessante devient un outil de manipulation, afin de s'assurer que ses besoins soient comblés en priorité, au détriment de ceux d'autrui, comme un dû. À défaut d'attirer l'attention par la séduction, elle se posera en victime, s'épanchera dans le dénigrement d'autrui, aura des excès de colère intense et versera dans la dramatisation émotionnelle. Ces aspects de son affect, sont sa façon, automatique et naturelle, de vivre avec l'entourage. L'histrionique crée des liens affectifs superficiels et factices.

Selon le DSM IV , le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie (AAP), le trouble de la personnalité histrionique est un mode généralisé de réponse émotionnelle excessive en quête d'attention , représenté par au moins cinq des neuf manifestations suivantes :

- Le sujet est mal à l'aise dans des situations où il n'est pas le centre de l'attention d'autrui ;
- L'interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté, ou d'attitude provocante ;
- La satisfaction immédiate de ses besoins, par autrui, est une préoccupation constante pour elle;
- Son expression émotionnelle est superficielle et instable ;
- Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l'attention ;
- La manière de parler est trop subjective et pauvre en détails ;
- Il y a une dramatisation (théâtralisme, exagération du pathos) et une exagération de l'expression émotionnelle ;
- Le sujet fait preuve de suggestibilité : il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances ;
- Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu'elles ne le sont en réalité.

La CIM-10 de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) liste les caractéristiques des troubles de la personnalité histrionique.
Ils sont caractérisés par au moins trois des éléments suivants:

- auto-dramatisation, théâtralité, expression exagérée des émotions;
- suggestibilité, influence facile par autrui ou par les circonstances;
- affectivité labile et superficielle;
- recherche continue d'excitation et d'activités dans lesquelles le patient est au centre de l'attention;
- séduction inappropriée dans l'apparence ou dans le comportement;
- importance excessive de son apparence physique.
- L'intolérance aux frustrations et l'hyperactivité émotionnelle sont alors sources de souffrance menant régulièrement à des décompensations dépressives. - le patient tente d'attirer l'attention par diverses stratégies. Il peut ainsi tenter de séduire, d'attendrir, de dramatiser sa situation, parfois de manière théâtrale, afin de recueillir les plaintes de l'entourage.
On peut également observer des tentatives de suicide ou des passages à l'acte, commis généralement sous le regard d'autrui. L'absence d'intérêt porté sur l'histrionique est vécue de manière angoissante.
Égocentrisme très marqué.
Labilité émotionnelle : les changements d'humeur sont fréquents, les affects ou les émotions sont intenses tout en restant superficiels.
Les sujets histrioniques entretiennent une certaine dépendance vis-à-vis d'autrui, leurs relations sentimentales se caractérisent par le besoin de séduction, tout en évitant les relations affectives authentiques.
Les changements d'humeur fréquents et la labilité émotionnelle amènent à de véritables crises de nerfs fréquentes.



Les personnalités narcissiques en manque d'attention


À l'intérieur du groupe des personnalités narcissiques, il existe un sous-type appelé "attention-narcissist" en anglais, qui a une prédominance histrionique caractérisée. Elles présentent les caractéristiques de la personnalité narcissiques de base décrite dans la CIM -10 DSM, avec en sus les caractéristiques histrioniques. Ainsi, en raison du fait qu'elles pensent qu'ellles sont supérieures et donc que tout le monde devrait leur prêter attention , quand elles ne sont pas le centre de l'attention, elles feront tout leur possible y compris l'esclandre pour attirer l'attention du plus grand nombre possible de personnes. Internet et en particulier les forums et les réseaux sociaux sont leur terrain de prédilection.

Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique montrent un sens exagéré de l'importance de soi, l'insensibilité envers les sentiments et les besoins des autres, et une exploitation abruptes des autres. Ils aliénent les autres avec leur arrogance, leur égocentrisme, leur avidité, leur cupidité et leur manque de bonté. Elles ont le sentiment d'avoir tous les droits, que tout leur est dû. Elles s'attendent souvent à des privilèges et sont furieuses quand cela ne se produit pas. Ce qui engendre un comportement de rage destructrice n'hésitant pas comme les psychopathes à utiliser des moyens illégaux pour assouvir leur vengeance... Elles recherchent l'attention et recherchent l'admiration. Dans les cas graves, ce trouble peut se transformer en «narcissisme malin» avec les manipulations, la tromperie et l'insensibilité. Ce narcissisme malin ( au sens malignité morbide) est "l'usage égoïste, insensé et sans remords d'autrui que l'on voit chez les psychopathes. Quelques individus présentant des traits de narcissisme malin atteigne des positions sociales élevées du pouvoir, en devenant maîtres de la manipulation et de la tromperie. Fin de citation.

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La Responsabilité civile et pénale des patients présentant un trouble psychopathologique


Les sujets présentant des troubles de la personnalité du cluster B ont un comportememnt illégal très stéréotypé et sont le plus souvent considérés par la justice comme responsables pénalement et se trouveraient ainsi exposées aux dispositions très sévères du code pénal, y compris de nombreuses années après leurs méfaits, du fait des nouveaux délais de prescriptions des délits qui est désormais de 6 ans. Ainsi ces personnes en contrevenant aux dispositions de - la loi informatique et liberté articles 6 et 7, 38 et 40 226-18-1,- 226-1, 226-22, Mais aussi par les dispositions des articles 222-33-2-2,- le harcèlement en ligne par diffamation - La violence psychologique 222-13, - 222-14-2, 222-14-3, - 226-10 sanctionnant la dénionciation calomonieuse,, voire les dispositions des articles 321-1, 312-1, 312-10, l'extortion et le chantage qui ne sont prescrits qu'au bout de six ans. Outre les peines privatives de liberté, elles seraient également sanctionnées financièrement sur les fondements de l'article 1240, 1241 du code civil, mais aussi l’article 414-3 du code civil affirmant la responsabilité même en cas de troubles psychiques ainsi qu'enfin les dispositions des articles 32-1 du code de procédure civile sanctionnant les plaintes et procédures abusives et 700 du code de procédure civile.

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BIBLIOGRAPHIE







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Psychologic and psychopathologic considerations about cosmetic surgery Patient's


Why is a screening selection and clearance process required on the ground of psychology and psychopathoogy ?


Dr. Philippe Chout, plastic surgeon in Paris reviews psychology, psychopathology, psychiatry relationship with plastic cosmetic surgery and aesthetic medicine. The normal psychologic effects of cosmetic surgery on normal patients is described. The bad psychologic aoutcome and effects on wrong patients, psychopathologic considerations about narcissism, histrionic personality, sociopathy and cosmetic surgery are exposed. "Vanity never comes alone and it is sometimes badly accompanied."

For most patients, cosmetic surgery is an enjoyable experience, the outcome fulfils their realistic expectations, and they maintain a permanent good doctor/patient relationship. “Plastic and cosmetic surgery may improve the psychological well being of normal people, but may worsen it in case of undiagnosed or unresolved psychological issues. The research found that “those who would like to undergo cosmetic surgery were significantly more likely to suffer beforehand from psychological issues, such as depression, bipolar disorders, narcissistic personality disorder, borderline personality, histirionic personality disorder, malignant narcissism, psychopathy, body dysmorphophobic Disorder (BDD), and so on, to be or to have been in an abusive relationship, or to have other relationship or psychological issues”. These conditions are listed in the ICD-10 under chapters from F20 to F60.9. The study indicated that cosmetic surgery often did not improve these conditions, and in some cases there were was evidence to suggest they had worsened following surgery. Psychological and medical treatments such as anti-depressants or Cognitive Behavioural Therapy (CBT) were shown to be more effective at reducing depression and other mental health problems in those with BDD - highlighting the importance of offering alternative treatments to cosmetic surgery to deal with these issues. It is crucial that at-risk patients are aware that their mental health may be affected for the worse, rather than the better. Doctors must be aware of issues underlying requests for cosmetic surgery, who is at risk of poor outcomes, and explore fully with patients the reasons for seeking cosmetic procedures, all potential results, and possible alternative solutions". It is agreed upon as part of the present contract of care, that the personality inventory test MMPI-2 and DSM V PI are both valid for psychological screening by legal psychiatrist expert under ICD-10, and DSMIV. Can psychologic clearance help to select sound people and prevent cyberstalking and defamation on forums online. Doctor Chout reviews reviews social media cyserstalking harrasment cause psychopathologic aspects of the quest for Beauty . psychology, legal, laws, us, uk, harassment, abuse. Who know the excat figures ? Dr. Philippe should states that statistics show that the percentage of mentally disordered patients among people seeking cosmetic surgery is high including but not restricted to Body dysmorphophobic disorders BDD. Is psychopathology the roots of lawsuits compalaints and claims related to cosmetic surgery? Should a systematic screening become compulsory ?
It is extremely common for plastic surgeon to ask questions relating to psychology, and to refer patients to psychiatrist for clearance screening. A large majority of our patients are just normal people, just self-concious about a real imperfection and will benefit psychologically from their operation and become happier and more self-confident. But some people are not suitable for cosmetic surgery at all and will not be psychologically improved. Several mental conditions are contrindications to cosmetic surgery, and source of considerable hassle , legal issues and harassment the not enough selective practitionners. Some psychological conidtions such as the Body dysmorphophobic disorder make patients more prone to seek cosmetic surgery. The ICD-10 World Health Organization international classification of diseases (ICD). ICD-10 chapter V, F serie decribe the Classification of Mental and Behavioural Disorders.


Histrionic personality disorder (HPD)


Characteristics of Histrionic personality HPD, formerly called hysteric, or "DRAMA QUEEN" in colloquial language

Histrionic personality disorder (HPD F60.4) is defined by the American Psychiatric Association and the DSM IV as a personality disorder characterized by a pattern of excessive attention-seeking emotions, usually beginning in early adulthood, including inappropriately seductive behavior and an excessive need for approval. Histrionic people are lively, dramatic, vivacious, enthusiastic, and flirtatious. HPD affects four times as many women as men. It has a prevalence of 2–3% in the general population and 10–15% in inpatient and outpatient mental health institutions.
HPD lies in the dramatic cluster of personality disorders. People with HPD have a high need for attention, make loud and inappropriate appearances or comments, exaggerate their behaviors and emotions, and crave stimulation. They may exhibit sexually provocative behavior, express strong emotions with an impressionistic style, and can be easily influenced by others. Associated features include egocentrism, self-indulgence, continuous longing for appreciation, and persistent manipulative behavior to achieve their own needs. he HPD Histironic personality disorder is eaiser to spot but extremely dangerous as well as these persons crave for attention and are prone to cast themselves as "vcitms ". Internet forums are dreamed playgrounds for them.

People with HPD have correct social skills, despite tending to use them to manipulate others into making them the center of attention. HPD may also affect a person's social and/or romantic relationships, as well as their ability to cope with losses or failures. They may seek treatment for clinical depression when romantic or other close personal relationships end.
Individuals with HPD often fail to see their own personal situation realistically, instead dramatizing and exaggerating their difficulties.

Additional characteristics usually include:

- Exhibitionist behavior
- Being overly and fakely dramatic and emotional - Constant seeking of reassurance or approval
- Excessive sensitivity to criticism or disapproval - Inappropriately seductive appearance or behavior of a sexual nature
- Using somatic symptoms (of physical illness) to garner attention
- A need to be the center of attention
- A tendency to cast themselves as victims
- Low tolerance for frustration or delayed gratification
- Rapidly shifting emotional states that may appear superficial or exaggerated to others
- Tendency to believe that relationships are more intimate than they actually are
- Making rash decisions
- Blaming personal failures or disappointments on others
- Being easily influenced by others, especially those who treat them approvingly



psychologie psychopathologie apparence et chirurgie esthetique

The narcissistic personality disorders NPD, sociopathy and the female psychoapth


The narcissistic personality disorders described in ICD-10 F60.3 and ICD-10 F60.8, also known as Malignant self-love is a major problem. The psychological traits of female psychopath (F 60.2) closely looks like the female narcissist (F60.3 ) is very close, and often difficult to spot. They know how to hide. The legal risk is considerable though. T/strong>


These patients are prone to narcissistic rage and abusive bahaviour.

Narcissistic personality disorder (NPD) is a personality disorder, characterized by exaggerated feelings of self-importance, an excessive need for admiration, and a lack of empathy for others. People with the disorder are often perceived as arrogant, callous, envious and tend to be exploitative in their interpersonal relationships. They can be excessively preoccupied with personal adequacy, power, prestige and vanity. Those with NPD generally lack emotional awareness, possessing poor insight into their own condition while failing to acknowledge that their behavior is at the root of their own problems, as well as the problems they cause for others.


Narcissistic Personality Disorder , F60.3 and F60.8 - ICD-10 Description, World Health Organization

Narcissistic personality disorder is not classified as a specific personality disorder by the World Health Organization's ICD-10. In contrast, the American Psychiatric Association's DSM-5 does classify this as a specific personality disorder; characterized by a pervasive pattern of grandiosity (in fantasy or behavior), need for admiration, and lack of empathy.
Narcissistic Personality Disorder - Diagnostic Criteria, American Psychiatric Association
An individual diagnosed with narcissistic personality disorder needs to show at least 5 of the following criteria:

• Has a grandiose sense of self-importance (e.g., exaggerates achievements and talents, expects to be recognized as superior without commensurate achievements).
• Is preoccupied with fantasies of unlimited success, power, brilliance, beauty, or ideal love.
• Believes that he or she is "special" and unique and can only be understood by, or should associate with, other special or high-status people (or institutions).
• Requires excessive admiration.
• Has a sense of entitlement, i.e., unreasonable expectations of especially favorable treatment or automatic compliance with his or her expectations.
• Is interpersonally exploitative, i.e., takes advantage of others to achieve his or her own ends.
• Lacks empathy: is unwilling to recognize or identify with the feelings and needs of others.
• Is often envious of others or believes that others are envious of him or her.
• Shows arrogant, haughty behaviors or attitudes.

Like all personality disorders, narcissistic personality disorder is a deeply ingrained and enduring behaviour pattern, manifesting as an inflexible response to a broad range of personal and social situations. This behavior represents an extreme or significant deviation from the way in which the average individual in a given culture relates to others. This behaviour pattern tends to be stable. It causes subjective distress and problems in social performance.

Attention-seeking narcissist

Inside the group of NPD , there is a sub-type called attention narcissiste, which has predominnent histrionic features : They display the traditional NPD characteristics described in the ICD & DSM along with histrionic features due to the fact that they think they're superior and therefore they should have everyone's attention, and when they don't have everyone's attention they go out of their way to capture the attention of as many people as possible. "


Narcissistic Traits

Individuals with narcissistic personality disorder show an exaggerated sense of self-importance, insensitivity towards the feelings and needs of others, and callous exploitation of others. They alienate others with their arrogance, self-centeredness, greed, and lack of kindness. They have feelings of entitlement; they often expect to be catered to and are furious when this does not happen. They are attention-seeking and admiration seeking. In severe cases, this disorder can develop into "malignant narcissism" with manipulativeness, deceitfulness, and callousness. This malignant narcissism is identical to the selfish, callous and remorseless use of others that is seen in psychopaths. Some individuals with malignant narcissism rise to high positions of power in society by becoming masters of manipulation and deceit.


Psychopath and sociopath female traits specificity : read more below







The Body dysmorphic disorder (BBD)

The Body dysmorphic disorder (BBD) is described in the ICD-10 F22.8, F45.2, and F48.1. The F20, F22, F25, F30 are a problem too. Toxicomany troubles described in ICD-10 chapter F10 to F19 are a contrindication as well. All these patient are prone to become extremely abusive toward the doctors... Though media television and radio and advertising do play a large role in influencing many people's lives, researchers believe that plastic surgery obsession is linked to psychological disorders. Body dysmorphic disorder (BDD) is seen as playing a large role in the lives of those who are obsessed with plastic surgery in order to correct a wrongly perceived defect in their appearance.

BDD is a disorder resulting in the sufferer becoming “preoccupied with what they regard as defects in their bodies or faces.” Alternatively, where there is a slight physical anomaly, then the person’s concern is markedly excessive. While 2% of people suffer from body dysmorphic disorder in the United States, 15% of patients seeing a dermatologist and cosmetic surgeons have the disorder. Half of the patients with the disorder who have cosmetic surgery performed are not pleased with the aesthetic outcome. Body dismorphophobia, BDD can lead to suicide in some of its sufferers. While many with BDD seek cosmetic surgery, the procedures do not treat BDD, and can ultimately worsen the problem.

The psychological roots of the problem is usually unidentified; therefore causing the treatment to be even more difficult. Some Author related this to childhood abuse.Some say that the fixation or obsession with correction of the area could be a sub-disorder such as anorexia or muscle dysmorphia, psychosis, borderline or narcicism. In some cases, people whose physicians refuse to perform any further surgeries, and refer the patient to a psychiatrist have turned to "do it yourself" plastic surgery,injecting themselves and running extreme safety risks. (source Wikipedia & ICD-10)




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Legal aspets and consequences of psychopathology in Cosmetic surgery. Lawsuits, cyberstalking , harassment etc...


Cyberstalking is the use of the Internet to stalk or harass an individual, a group ( source wikipedia)


It may include false accusations, defamation, slander and libel. It may also include monitoring, identity theft, threats, vandalism, solicitation for sex, or gathering information that may be used to threaten or harass. Cyberstalking is often accompanied by realtime or offline stalking.[2] Both are criminal offenses.[3] Both are motivated by a desire to control, intimidate or influence a victim. A stalker may be an online stranger or a person whom the target knows. He may be anonymous and solicit involvement of other people online who do not even know the target. Cyberstalking is a criminal offense under various state anti-stalking, slander and harassment laws. A conviction can result in a restraining order, probation, or criminal penalties against the assailant, including jail. When identifying cyberstalking "in the field," and particularly when considering whether to report it to any kind of legal authority, the following features or combination of features can be considered to characterize a true stalking situation: malice, premeditation, repetition, distress, obsession, vendetta, no legitimate purpose, personally directed, disregarded warnings to stop, harassment and threats.

A number of key factors have been identified in cyberstalking:

- False accusations. Many cyberstalkers try to damage the reputation of their victim and turn other people against them. They post false information about them on websites. They may set up their own websites, blogs or user pages for this purpose. They post allegations about the victim to newsgroups, chat rooms, or other sites that allow public contributions such as Wikipedia or Amazon.com.
- Attempts to gather information about the victim. Cyberstalkers may approach their victim's friends, family and work colleagues to obtain personal information. They may advertise for information on the Internet, or hire a private detective.
- Monitoring their target's online activities and attempting to trace their IP address in an effort to gather more information about their victims.
- Encouraging others to harass the victim. Many cyberstalkers try to involve third parties in the harassment. They may claim the victim has harmed the stalker or his/her family in some way, or may post the victim's name and telephone number in order to encourage others to join the pursuit.
- False victimization. The cyberstalker will claim that the victim is harassing him / her. Bocij writes that this phenomenon has been noted in a number of well-known cases.
Attacks on data and equipment. They may try to damage the victim's computer by sending viruses.
- The posting of defamatory or derogatory statements. Using web pages and message boards to incite some response or reaction from their victim. . . (end of quotation of wikipedia)

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Enforcement either principal or secondary party under acccomplice liability . Stature of limitation: enforceable for a period of three to ten years for : - UK Protection of harassment act PHA 1997 - UK Data protection act 1998- - Communication Act 2003, section 127 - - UK Theft act 1968, section 21 - - 18 U.S. Code § 2261A - - - 47 U.S. Code § 223 - - - 18 U.S code § 873 - - - 18 U.S code § 875, 876 - - - Cal 653.2 PC, 646.9 PC - -

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FIN DE PAGE PSYCHOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE EN CHIRURGIE ESTHETIQUE






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